Comprendre les varices et leurs solutions
Les varices sont des veines dilatées et tortueuses, le plus souvent situées au niveau des jambes, qui traduisent un mauvais retour du sang vers le cœur. Elles apparaissent sous la peau sous forme de cordons bleutés ou violacés, parfois accompagnés de petits vaisseaux en toile d’araignée. Plusieurs facteurs favorisent leur apparition : l’hérédité, la station debout prolongée, la grossesse, le surpoids, l’âge ou encore un manque d’activité physique.
Les symptômes les plus fréquents sont une sensation de jambes lourdes, des douleurs ou des crampes, des gonflements au niveau des chevilles et un aspect inesthétique qui peut gêner au quotidien.
L'apparition d'un prurit ou de changement d'aspect de la peau au niveau des jambes doit alerter. Aux stades ultimes une dermite ou un ulcère variqueux peut survenir.
Avant d’envisager tout traitement, il est essentiel de bénéficier d’un diagnostic médical précis afin d’évaluer le stade de la maladie veineuse et de choisir la prise en charge la plus adaptée. La première consultation auprès du chirurgien permettra de poser un diagnostique clinique et radiologique, le plus souvent par écho-doppler.
Aujourd’hui, il existe des solutions efficaces et modernes, souvent peu invasives, qui permettent de soulager les symptômes, d’améliorer l’apparence des jambes et de retrouver une meilleure qualité de vie.
Le traitement ambulatoire sans anesthésie par technologie HIFU révolutionne le traitement des varices. Cette technique permet de se passer dans de nombreux cas sélectionnés par le chirurgien d'anesthésie.
Au sein du Alpes Veines Institut d'Annemasse ( Hôpital Privé du Pays de Savoie ) le Dr Guilhem SEBAN vous propose cette technologie.

Traitements non invasifs et mini-invasifs des varices
Plusieurs approches permettent de traiter ou de soulager les varices sans recourir à une chirurgie lourde. Elles visent soit à améliorer les symptômes (jambes lourdes, douleurs, gonflements), soit à faire disparaître certaines veines malades. Le choix dépend de l’importance des varices, de vos antécédents médicaux et de vos attentes esthétiques ou fonctionnelles. Les méthodes ci‑dessous sont présentées de façon neutre, avec leurs principes, leurs indications, leurs avantages et leurs limites.
Bas de contention (compression veineuse)
Principe : les bas, chaussettes ou collants de contention exercent une pression graduée sur la jambe, plus forte à la cheville et décroissante vers le haut. Cette pression aide le sang à remonter vers le cœur et limite la stagnation dans les veines superficielles.
Indications : recommandés en première intention pour les symptômes de jambes lourdes, les varices débutantes, les œdèmes (gonflements) et en prévention des complications (phlébite, ulcères) chez les personnes à risque. Souvent prescrits après un geste sur les veines (sclérothérapie, laser, radiofréquence).
Avantages : méthode non invasive, sans anesthésie ni cicatrice. Peut être utilisée à tout âge, y compris pendant la grossesse. Soulage efficacement les symptômes chez de nombreux patients et permet une reprise immédiate des activités quotidiennes.
Limites : ne fait pas disparaître les varices déjà présentes, agit surtout sur les symptômes. L’efficacité dépend d’un port régulier et correct, ce qui peut être contraignant, surtout par temps chaud. Certaines personnes les trouvent difficiles à enfiler ou inconfortables.
Hygiène de vie : activité physique, poids, surélévation des jambes
Principe : l’activation de la pompe musculaire du mollet (marche, mouvement), la réduction du surpoids et la surélévation régulière des jambes diminuent la pression dans les veines et améliorent le retour veineux.
Indications : conseillés à tous les stades de la maladie veineuse, en prévention comme en complément des autres traitements. Particulièrement utiles chez les personnes sédentaires, en surpoids ou restant longtemps debout ou assises.
Avantages : approche naturelle, sans geste médical ni médicament. L’activité physique modérée (marche, natation, vélo doux) améliore la circulation, la condition générale et le bien‑être. La surélévation des jambes (quelques minutes plusieurs fois par jour) soulage rapidement la sensation de lourdeur.
Limites : ne corrige pas à elle seule les varices déjà constituées, surtout lorsqu’elles sont importantes. Les effets dépendent de la régularité des habitudes (activité, perte de poids, pauses jambes surélevées), ce qui peut être difficile à maintenir sur le long terme.
Médicaments veinotoniques
Principe : ce sont des médicaments ou compléments qui visent à renforcer le tonus des parois veineuses et à réduire l’inflammation et la perméabilité des petits vaisseaux. Ils peuvent diminuer les symptômes de jambes lourdes, douleurs, crampes ou œdèmes.
Indications : utilisés surtout pour soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse chronique légère à modérée. Ils sont souvent prescrits en association avec la compression et les mesures d’hygiène de vie.
Avantages : prise simple (comprimés, gélules, parfois gels ou crèmes). Peuvent apporter un confort notable chez certains patients, avec une amélioration des sensations désagréables au niveau des jambes.
Limites : n’éliminent pas les varices visibles et n’empêchent pas l’évolution de la maladie veineuse à eux seuls. L’efficacité est variable d’une personne à l’autre et souvent modérée. Ils peuvent entraîner des effets secondaires (digestifs, cutanés) et doivent être utilisés selon avis médical.
Sclérothérapie (injections)
Principe : le médecin injecte dans la veine malade un produit sclérosant liquide qui irrite la paroi interne. La veine se colle sur elle‑même, se ferme progressivement puis est résorbée par l’organisme. Le sang est alors redirigé vers des veines saines.
Indications : adaptée aux petites et moyennes varices, aux varicosités et à certaines veines résiduelles après d’autres traitements. Elle se pratique en consultation, souvent en plusieurs séances.
Avantages : technique mini‑invasive, sans incision ni anesthésie générale. Les piqûres sont généralement peu douloureuses et rapides. La reprise de la marche et des activités quotidiennes est immédiate, avec peu ou pas d’arrêt de travail.
Limites : plusieurs séances sont souvent nécessaires pour un résultat complet. Des bleus, une sensibilité locale ou une coloration brune transitoire peuvent apparaître. Un port de bas de contention est fréquemment recommandé après les séances. Comme tout traitement, il existe un risque rare de complications (inflammation, phlébite, réaction au produit).
Sclérothérapie à la mousse
Principe : le produit sclérosant est mélangé à de l’air pour former une mousse, injectée dans la veine sous contrôle clinique, parfois échographique. La mousse remplit mieux la veine, ce qui augmente l’efficacité sur des troncs veineux plus larges.
Indications : utilisée pour des varices plus importantes ou des veines saphènes dilatées, notamment chez des patients pour lesquels une chirurgie classique ou un traitement thermique (laser, radiofréquence) n’est pas souhaité ou possible.
Avantages : geste ambulatoire, sans incision, souvent réalisé au cabinet ou en hôpital de jour. Permet de traiter des veines de calibre plus important qu’avec la sclérothérapie liquide. Douleur généralement modérée, reprise rapide de la marche et des activités.
Limites : comme pour la sclérothérapie classique, plusieurs séances peuvent être nécessaires. Des sensations visuelles transitoires, des maux de tête ou une gêne locale peuvent survenir chez certains patients. Un suivi échographique est parfois requis. Le risque de récidive à moyen ou long terme existe, comme pour les autres techniques.
Laser endoveineux
Principe : une fine fibre laser est introduite dans la veine malade, généralement sous anesthésie locale et contrôle échographique. L’énergie laser chauffe la paroi veineuse de l’intérieur, entraînant sa fermeture progressive et sa disparition.
Indications : principalement pour traiter les grosses veines saphènes et certains troncs veineux superficiels responsables de varices importantes. Souvent proposé en alternative à la chirurgie d’exérèse (stripping).
Avantages : technique mini‑invasive, avec une petite incision pour introduire la fibre. Les cicatrices sont très discrètes. La douleur post‑opératoire est en général modérée et bien contrôlée par des antalgiques simples. La reprise de la marche est rapide, souvent le jour même, et la reprise des activités professionnelles intervient en quelques jours selon le type de travail.
Limites : nécessite un plateau technique adapté et une équipe formée. Un hématome, une sensation de corde douloureuse le long de la veine traitée ou une gêne transitoire peuvent apparaître. Le port de bas de contention est souvent recommandé pendant quelques jours à quelques semaines. Comme tout geste invasif, il existe un risque faible de complications (brûlure cutanée, phlébite, atteinte nerveuse).
Radiofréquence endoveineuse
Principe : proche du laser endoveineux, cette technique utilise une sonde qui délivre de la chaleur par radiofréquence à l’intérieur de la veine. La chaleur contrôlée provoque la rétraction et la fermeture de la veine, qui sera ensuite résorbée.
Indications : similaire à celles du laser endoveineux : traitement des veines saphènes et de certains troncs veineux superficiels responsables de varices importantes, en alternative à la chirurgie.
Avantages : mini‑invasif, avec de petites incisions et des cicatrices limitées. La procédure se fait le plus souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale ou loco‑régionale. La douleur post‑opératoire est généralement faible, avec une reprise rapide de la marche et des activités quotidiennes.
Limites : nécessite également un équipement spécifique et un opérateur expérimenté. Des ecchymoses, une sensibilité locale ou une sensation de tiraillement peuvent survenir. Le port de bas de contention est recommandé après le geste. Comme pour le laser, il existe un risque faible mais réel de complications (phlébite, troubles sensitifs, brûlures).
Le choix entre ces différentes méthodes dépend de la cartographie précise de votre réseau veineux, de vos symptômes, de vos antécédents et de vos priorités (confort, esthétique, temps de récupération). Un avis spécialisé permet de définir la stratégie la plus adaptée, en combinant souvent plusieurs approches au fil du temps.
Traitements chirurgicaux des varices : méthodes classiques et techniques modernes
Les traitements chirurgicaux des varices regroupent des techniques classiques, comme le stripping et les phlébectomies, et des méthodes plus modernes guidées par échographie. Ils sont envisagés lorsque les varices sont importantes, douloureuses, compliquées (œdèmes, troubles cutanés, ulcères) ou lorsque les traitements conservateurs ne suffisent plus. Le choix de la technique dépend de la cartographie veineuse, de l’état de santé général, de l’âge, du mode de vie et des attentes esthétiques du patient.
Le stripping consiste à retirer un tronc veineux malade à l’aide d’une sonde introduite dans la veine. Les phlébectomies sont de petites ablations ciblées de segments variqueux par micro-incisions. Les techniques modernes guidées par échographie (laser endoveineux, radiofréquence, colle, sclérothérapie mousse écho-guidée) permettent souvent de traiter la veine de l’intérieur, avec des incisions minimes et un retour plus rapide aux activités quotidiennes.
Ces interventions se déroulent le plus souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale, loco-régionale ou générale selon l’étendue du geste et le profil du patient. La durée varie d’environ 30 minutes à 1h30. La marche est généralement reprise le jour même, avec port de bas de contention pendant quelques jours à quelques semaines. La convalescence est en général courte, mais peut être plus longue pour les chirurgies étendues ou en cas de travail physique.
Les résultats attendus sont la diminution des symptômes (douleurs, lourdeurs, crampes, gonflements), l’amélioration de l’aspect des jambes et la prévention des complications à long terme. La plupart des patients constatent une nette amélioration de leur qualité de vie. Toutefois, aucune technique ne permet de garantir l’absence totale de récidive, car la maladie veineuse est chronique et évolutive.
Comme tout acte médical, ces traitements comportent des risques potentiels : hématomes, douleurs transitoires, troubles de la sensibilité cutanée, infections, saignements, phlébite ou, plus rarement, embolie pulmonaire. Les techniques endoveineuses peuvent entraîner des indurations, des cordons sensibles ou des pigmentations cutanées temporaires. Une information claire et personnalisée sur ces risques est systématiquement donnée avant l’intervention.
Le choix thérapeutique est toujours individualisé : il repose sur l’examen clinique, l’échographie doppler, les antécédents médicaux et les objectifs du patient. Dans certains cas, plusieurs techniques sont combinées pour optimiser le résultat. Un suivi à long terme est indispensable pour surveiller l’évolution de la maladie veineuse, adapter les mesures d’hygiène de vie, renouveler si besoin les bas de contention et discuter d’éventuels traitements complémentaires. Ce suivi régulier est la clé d’un bénéfice durable.
